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Communion des frères et communion des saints

Les 23, 24 et 25 octobre derniers, je suis parti vers le sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, où l'on prie particulièrement pour les âmes du purgatoire, afin d'y intervenir avec d'autres frères et sœurs enseignants, dans le cadre d'une session d'eschatologie sur le thème plus précis de la communion des saints.

Une session organisée par le sanctuaire et le Centre d'Etudes Théologiques de Caen qui rassemblait plus de cinquante personnes, ainsi aux côtés des Père Paul PREAUX, recteur, et Anne-Guillaume VERNAECKT, et chapelain du sanctuaire, se trouvaient présents, pour l'histoire de l'art chrétien, Mme Cécile ARNAL, pour la liturgie, le Père Hervé DESTRES, pour l'exégèse de l'Apocalypse, le Père Philippe Léonard et, moi -même pour la théologie dogmatique.

Une soirée toute spirituelle était animée par Marie José JOST autour de la figure du saint curé d'Ars. Et si l'on a pu redécouvrir que notre Eglise est l'Eglise des Saints, cela fut tout particulièrement offert en l'interprétation par Samir SIAD, d'une conférence de Georges Bernanos que les petites sœurs de Jésus lui demandèrent, à Tunis en 1947, un an avant sa mort. Un moment théâtral où l'intelligence artistique pouvait contribuer à notre réflexion théologique, Nos amis les saints de Georges Bernanos, mise en scène par Valérie AUBERT, interprété Samir SIAD de la compagnie du Théâtre en Partance- les-Embrums.

Les séminaristes de second cycle retrouveront le Père Paul PREAUX en mars pour un cours d'eschatologie (du cours sur la mort et l'au-delà, de J. RATZINGER à l'encyclique sur l'espérance de Benoit XVI). Les séminaristes écouteront, eux aussi, dans quelques jours, à l'occasion d'une session inter-séminaire, sur la mission universelle à Lisieux, le texte de Georges BERNANOS et ils ont déjà eu la chance de travailler en début d'année avec Samir SIAD sur la proclamation d'une parole, de la Parole de Dieu. Pour les enseignants ce genre de rencontre, ici au sanctuaire Notre Dame de Montligeon, est stimulant et permet de développer une simple et vraie communion fraternelle dont on peut espérer le bénéfice pour leurs futurs étudiants. Les réalités célestes comme la Communion des saints ne peuvent pas être abordées en dehors de l'épreuve de la réalité terrestre. Etudier la communion des saints renvoie au désir, à la soif de communion qui est en chacun, elle renvoie aussi à la communauté primitive des chrétiens dont nous parle le livre des actes des apôtres : "Ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières" (Ac 2, 42). A la suite de la fête de tous les saints, une fois encore, nous sommes provoqués à plus de fraternité, à vivre de plus en plus la communion fraternelle. Celle qui ne cesse d'ouvrir l'espace à celui qui n'étant pas de la famille des baptisés pourrait bien vouloir y entrer, de par cette rayonnante vie fraternelle, dont l'exigence et la vraie difficulté ne doit décourager aucun frère, mais plutôt lui apprendre à s'en remettre à Celui qui est Saint et dont il a à recevoir sa sainteté : "Comme des enfant obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises d'autrefois, du temps de votre ignorance ; mais, de même que celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, parce qu'il est écrit : Soyez saints, car je suis saint ..." (I Pierre 1, 14-16)
P. Régis Rolet

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