Archives
Accueil » Billet de la semaine
Lève les yeux et regarde.... un coup d’œil sur notre monde.
Réflexions à la voléeIl ne s'agit pas de conserver notre foi comme un dépôt précieux, il ne s'agit pas plus de partir à la conquête du monde en croyant que Dieu l'ait déserté. Si l'Eglise n'est pas du monde, elle est bien dans le monde. Un regard qui essaye de comprendre :
Plus je le regarde plus je le découvre complexe. Le paysage mondial ressemble à une immense boîte où convergent des milliers de fils et d'où partent un nombre aussi grand de fils de toutes les couleurs. Où vont-ils, d'où viennent-ils ? Personne ne saurait le dire exactement. Le politique, l'économique, le social, le juridique, le religieux, le psychologique, l'affectif sont de fils qui tissent l'homme et la société. Tout semble complexe et indéchiffrable. Et au milieu de tout cela, l'homme se trouve fragilisé. Nous pourrions même dire qu'il est semblable à une barque sans gouvernail ni boussole.
Un monde enfermé dans l'instant
Quand on regarde notre monde : tout va vite, il faut profiter de tout ce qui se présente. Nous pourrions parler d'une folie gourmande qui se jette sur tout ce qui se présente : il faut jouir du présent parce que demain n'est pas certain. Se remplir de musique, manger plus que l'estomac peut absorber, boire jusqu'à plus soif ! Vitesse, stress, ivresse.
La sensation, l'émotion sont les maîtres mots. On se défonce au risque de s'enfoncer !
Un homme rempli mais pas comblé.
Dans cette description, nous rencontrons un homme agité, rempli de choses à faire, avec un agenda plein. Il semble s'accrocher à des étoiles qui lui glissent entre les doigts. Il voudrait saisir le bonheur qui s'évapore quand il croit l'avoir trouvé.
Tout est mouvant
Une information, et la plus sensationnelle qui puisse être, chasse l'autre, « on préfère s'inscrire dans une boîte d'intérim disait un couple de jeunes, on travaille de manière ponctuelle, ma
is on ne manque pas de travail... pour l'instant ! » Rien n'est stable. Il faut sans cesse se réadapter. Les liens que l'on tissent sont eux mêmes de courte durée. Tout est éphémère, fragile. On n'a plus le temps de réfléchir.
Transformer le monde ou le consommer
Le temps n'est pas si loin où l'idéal de beaucoup était de transformer le monde, maintenant on pense davantage à le consommer. Si tout est consommable et jetable, il n'est plus nécessaire de transmette des valeurs ou des idées. Elles vont avoir le même sort que les objets que l'on achète et que l'on jette après usage. Il en est parfois ainsi pour les amitiés ou les amours.
Jésus-Christ par son Esprit a commencé de tracer des chemins d'Evangile dans ce monde, mais il nous revient de bien connaître Jésus-Christ et ce monde pour les emprunter (à suivre...).
Jacques Lancelot, membre du Conseil du Séminaire
