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A quoi sert le Carême ?
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On entend souvent dire que le carême et un temps long, difficile, avec beaucoup de contraintes. Les privations font bien partie du Carême, et elles ne sont pas en option, c'est ce que nous rappelle la collecte du Mercredi des Cendres : « que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l'esprit du mal. » Mais ce qu'il faut savoir, c'est que les privations ne sont pas le tout du carême. A l'horizon du carême se dresse la Croix, ainsi que la Sainte Résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ. Ces privations, ne sont qu'un moyen de parvenir à notre but ultime : la Vie Eternelle.
Par la prière, l'Eglise entend toutes sortes de pieux exercices par lesquels l'âme s'adresse à Dieu. Elle comprend plusieurs formes... La liturgie de l'Eglise : notamment la participation au Saint Sacrifice de la Messe, la méditation de la Parole de Dieu ou d'autres lectures spirituelles, l'examen de conscience, la réception du sacrement de Pénitence... Par la prière, il s'agit d'aimer Dieu en se tournant vers lui. Comme le fiancé se tourne vers sa fiancée pour mieux l'écouter et mieux la connaître, le disciple du Christ doit se tourner vers le Seigneur pour mieux le connaître et mieux l'aimer. Nous ne pouvons aimer quelqu'un en vérité, si nous ne le connaissons pas suffisamment ou si nous ne savons pas ce qu'il attend de nous. Dans la prière chrétienne, il s'agit de se mettre à l'écoute de Dieu et de lui demander d'être fidèle à sa Sainte Volonté.
L'aumône... Elle consiste dans toutes les œuvres de miséricorde envers le prochain : « tout ce que vous avez fait à l'un de ces petit qui sont mes frère, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Mt 25,40) aimer son prochain et faire preuve de miséricorde envers lui, c'est donc aimer Dieu et faire preuve de miséricorde envers Lui. C'est pour cela que les Saints Docteurs de l'Eglise l'ont unanimement recommandée comme le complément du jeûne et de la prière pendant le temps du Carême.
La pénitence... Avec conversion que chaque chrétien est appelé à vivre, elle est certes intérieure, mais pas seulement. Elle consiste aussi dans la mortification du corps. Car s'il est vrai que c'est le cœur de l'homme qui a voulu le mal, le corps a souvent aidé à l'accomplir. L'Eglise nous demande de nous abstenir de manger de la viande tous les vendredis de Carême, et de jeûner le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, dans la mesure bien sûr de nos possibilités. L'orgueil serait de dire : « c'est dépassé, j'organise moi-même mon propre jeûne ! ». Or le jeûne n'est pas qu'une attitude personnelle et privée, elle est aussi, comme pour la prière et l'aumône, une attitude communautaire en Église. Ne pas manger de viande les vendredis de Carême, c'est ensemble accomplir le même jeûne. Non seulement je jeûne, mais l'Église jeûne. Mais ce n'est pas tout... Lorsque je me prive volontairement de quelque chose, et quelque chose qui n'est pas que du superflu, cela me rend plus libre par rapport à cette chose (mais pas seulement pour la nourriture, il peut s'agir de mon Smartphone, de mon ordinateur, de la cigarette, d'internet, de facebook... ) et cela donne de la place pour Dieu, pour la prière certes mais aussi et surtout pour qu'il vienne nous remplir de sa présence au plus profond de nous.
Quentin Leclercq, en première année de second cycle.
