Archives
Accueil » Billet de la semaine
Un parachutiste dans la Crêche

Alors que ce début d'année est comme terni par le bruit des armes qui se déchaîne en Terre Sainte, je voudrais vous parler de Paix.
Voilà ce que découvrira celui qui, entrant dans l'église de Sainte Mère Eglise, se rendrait devant la crêche. Là, au pied de l'enfant Dieu, un para désarmé portant la colombe de la Paix. Lorsque je suis arrivé à Sainte Mère Eglise, j'ai été marqué par le fait que l'église était devenu au fil du temps un véritable lieu de pèlerinage : pèlerinage pour la Paix et le Pardon. Réguliérement, des messes sont célébrées à l'intention des vétérans décédés aux Etats-Unis.

Cette année sera aussi marquée par la célébration du 65ème anniversaire du débarquement. Ce para portant la colombe de la Paix est en quelque sorte le rappel visible que, par l'Incarnation du Verbe, notre histoire devient une Histoire Sainte, que l'histoire a un sens, et que ce sens peut être emminement chrétien . Il ne s'agit pas de récupérer un évênement mais de montrer que nulle réalité de l'histoire humaine n'est étrangère à Dieu. Etre chrétien, c'est savoir faire mémoire, être héritier des événements qui ont tant marqué notre histoire locale pour devenir batisseur, là où nous sommes, là où Dieu nous a planté, d'un monde digne de l'Evangile . Telle est l'une des missions de la Paroisse Notre-Dame de la Paix : rayonner la culture de Paix.
La Marche Internationale pour la Paix
Oser cultiver la Paix. C'est ce message que veut diffuser notre Paroisse en organisant, cette année encore, le Samedi 30 Mai 2009, comme en prélude aux commémorations du 65ème anniversaire du Débarquement, la Marche Internationale pour la Paix de Utah Beach à Sainte Mère Eglise. Ce signe humble et fragile veut manifester notre volonté d'être des artisans de Paix. Nous nous sentons souvent impuissants face aux grands conflits qui déchirent notre monde... mais notre mission n'est-elle pas de savoir cultiver la Paix là-même où nous vivons ? Bâtir la Paix à notre place, toute notre place, rien que notre place.
Le mal n'a pas le dernier mot
Je voudrais conclure en citant Jean-Paul II :
"L'Église désire témoigner de son espérance, fondée sur la conviction que le mal, le mysterium iniquitatis, n'a pas le dernier mot dans les vicissitudes humaines. L'histoire du salut, racontée dans la sainte Écriture, projette une lumière intense sur toute l'histoire du monde, montrant que celle-ci est toujours accompagnée par la sollicitude miséricordieuse et providentielle de Dieu, qui connaît les chemins permettant d'atteindre les cœurs les plus endurcis et de tirer de bons fruits même d'une terre aride et inféconde."
"La prière pour la paix n'est pas un élément qui « vient après » l'engagement en faveur de la paix. Au contraire, elle est au cœur de l'effort pour l'édification d'une paix dans l'ordre, la justice et la liberté. Prier pour la paix veut dire ouvrir le cœur humain à l'irruption de la puissance rénovatrice de Dieu. Par la force vivifiante de sa grâce, Dieu peut créer des ouvertures vers la paix là où il semble qu'il n'y ait qu'obstacles et repli sur soi; il peut consolider et élargir la solidarité entre les membres de la famille humaine, malgré les longs épisodes de divisions et de luttes. Prier pour la paix signifie prier pour la justice, pour un ordonnancement approprié à l'intérieur des nations et dans leurs relations mutuelles. Cela veut dire aussi prier pour la liberté, spécialement pour la liberté religieuse, qui est un droit humain et civil fondamental pour tout individu. Prier pour la paix signifie prier pour obtenir le pardon de Dieu et en même temps pour croître dans le courage nécessaire pour être capable à son tour de pardonner les offenses subies."
A tous, une Bonne et Sainte Année de Paix et de Joie !
Guillaume ANTOINE, séminariste du diocède de Coutances & Avranches en stage pastoral sur la paroisse de Ste-Mère-Eglise
